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Décès de Boncana Maïga, figure de la musique malienne et africaine

2026-02-28 - 22:56

Le musicien malien Boncana Maïga, figure de la musique africaine et afro-cubaine ayant lancé, formé ou accompagné plusieurs artistes du continent, comme l’Ivoirienne Aïcha Koné et le Congolais Koffi Olomidé, est décédé samedi à Bamako où il sera inhumé dimanche, a appris l’AFP auprès du gouvernement malien. M. Maïga « est décédé ce samedi dans une clinique à Bamako. C’est malheureusement vrai. Notre père est parti à jamais » , a indiqué à l’AFP une membre de son entourage familial, sans plus de détails. « Triste nouvelle pour le monde de la culture. Le maestro Boncana Maïga vient de tirer sa révérence ce jour (samedi) à 5H00 du matin dans une clinique à Bamako » , a annoncé la radiotélévision malienne ORTM sur Facebook. Elle a salué une « figure emblématique de la musique malienne et africaine » , qui « aura marqué plusieurs générations par son talent, son exigence artistique et son sens de l’innovation ». L’ORTM évoque un « octogénaire (qui) s’est imposé comme l’un des architectes du son moderne d’Afrique de l’Ouest » . Ses obsèques sont prévues dimanche après-midi, a indiqué le ministère malien de la Culture dans un communiqué. Le ministère voit en M. Maïga « un grand artisan du riche patrimoine mandingue (couvrant de nombreux pays ouest-africains) et de la musique afro-cubaine ». Cette « figure légendaire de la musique internationale » a collaboré avec des artistes maliens réputés comme les chanteuses Ami Koïta et Oumou Sangaré et en a fait de même à l’international avec « de grands noms » comme Aïcha Koné, l’Ivoirien Alpha Blondy, le Camerounais Manu Dibango et son épouse Kamaldine, dit le communiqué. Le défunt a notamment été musicien, compositeur arrangeur, enseignant de musique et producteur. Originaire de Gao, dans le nord du Mali, l’homme à la flûte a été formé au début de sa carrière à Cuba, dans le contexte des années 1960 où le régime socialiste au Mali avait des relations intenses avec l’île communiste alors dirigée par Fidel Castro. « Modibo Keïta (alors président du Mali) a décidé d’envoyer des jeunes gens à Cuba, et j’ai fait partie de cette sélection », avait raconté à l’AFP Boncana Maïga, seul survivant de l’aventure. « On y est restés de janvier 1964 à 1968, puis jusqu’en 1973. J’ai été formé à Cuba et la base (de Las Maravillas) est complètement latino ! », avait-il indiqué, en allusion à ce groupe musical dont il a été un membre fondateur et un chef d’orchestre à la fin des années 1960. M. Maïga a été fondateur et arrangeur du groupe panafricain Africando, connu pour ses rythmes afro-cubains. AFP

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