Crise dans l’éducation au Gabon : le PPG appelle à une trêve sociale et à l’union sacrée de la Nation pour sauver l’année scolaire
2026-02-02 - 18:17
Le Secrétaire général du Parti patriotique gabonais (PPG), Rodrigue Maïssa Nkoma, a, dans un point de presse tenu lundi 02 février 2026 à Libreville, appelé à une trêve sociale responsable et à l’Union sacrée de la Nation pour sauver l’année scolaire minée par une grève générale illimité des enseignants gabonais. « Le Parti patriotique Gabonais, lance solennellement un appel à une trêve sociale et inclusive, notamment dans les secteurs sensibles tels que l’éducation, la santé et les services publics essentiels », a lancé M. Maïssa Nkoma, appelant par la suite l’union sacrée de la nation. Pour le PPG, cette trêve sociale souhaitée ne saurait être interprété comme un renoncement aux revendications légitimes des travailleurs, encore moins comme une négation des souffrances sociales. Elle constitue plutôt, selon cette formation politique, un choix patriotique visant à instaurer un climat apaisé, « propice au dialogue sincère, à l’évaluation à l’évaluation des priorités nationales et à la mise en œuvre des reformes crédibles et durables ». Le PPG estime que l’union sacrée des filles et fils du Gabon proposée devra se traduire notamment par un dialogue social permanent et sincère ; une concertation inclusive avec l’ensemble des partenaires sociaux ; un engagement citoyen responsable et un soutien critique mais constructif à l’action publique. « Le patriotisme, pour le Parti patriotisme gabonais n’est pas un slogan0 c’est une pratique quotidienne faite de responsabilité, de solidarité et de vérité », a-t-il souligné. Depuis un mois, l’école gabonaise est paralysée par une grève générale illimité des enseignants. Toutes les écoles pré-primaires, primaires, les collèges et lycées publics sont déserts, faisant craindre le spectre de l’année blanche. Les enseignants grévistes réclament le règlement des plus de 27 000 situations administratives en souffrances depuis des décennies, des intégrations, réclament et le paiement des frais des vacations. Camille Boussoughou