Chantiers scolaires du Grand Libreville : la ministre Camélia Ntoutoume-Leclercq déplore des retards manifestes
2026-03-11 - 10:27
En tournée d’inspection le 10 mars 2026 sur plusieurs chantiers d’établissements secondaires du Grand Libreville, la ministre d’État à l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a exprimé sa déception face au retard observé sur certains sites financés dans le cadre du Programme d’investissement dans le secteur éducation (PISE). Les autorités appellent les entreprises adjudicataires à accélérer les travaux afin de respecter les délais de livraison prévus. Vue d’un des bâtiments en chantier, lors de l’inspection de la ministre d’Etat. © D.R. La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a effectué mardi 10 mars 2026 une tournée d’inspection sur plusieurs chantiers d’établissements secondaires du Grand Libreville, afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux engagés dans le cadre du Programme d’investissement dans le secteur éducation (PISE). Accompagnée de ses collaborateurs et des équipes techniques du programme, la membre du gouvernement s’est rendue successivement sur les sites d’Akébé 2, où est prévue la réhabilitation et l’extension du complexe scolaire, puis au complexe scolaire d’Ondogo, dans le 6e arrondissement de Libreville (Nzeng-Ayong), appelé à être prochainement érigé en collège d’enseignement secondaire (CES). Cette visite de terrain visait à constater concrètement l’évolution des chantiers, mais aussi à identifier les éventuelles difficultés rencontrées par les techniciens et les entreprises chargées de leur réalisation. Des avancées inégales sur les chantiers Sur plusieurs sites inspectés, les autorités ont relevé des progrès jugés satisfaisants. Toutefois, l’avancement global des travaux reste contrasté, certains projets accusant un retard notable. Présent lors de cette tournée, l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, partenaire du programme via l’Agence française de développement (AFD), n’a pas caché ses préoccupations. «Le sentiment est mitigé. Il y a des sites, à peu près la moitié, qui nous paraissent tout à fait dans les temps. Il faudra mettre un coup de collier pour arriver à les livrer au mois de juillet. Mais il y en a d’autres où, manifestement le compte n’y est pas. Vraisemblablement, nous sommes très en retard», a-t-il déclaré. Le diplomate a également appelé les entreprises bénéficiaires des marchés à honorer leurs engagements. «Les entreprises qui ont un financement, qui ont des avances de trésorerie pour agir, doivent prendre le taureau par les cornes afin que nous puissions respecter les délais qui avaient été convenus», a-t-il insisté. La ministre exige plus de rigueur des entreprises Les visites se sont poursuivies dans l’après-midi avec l’inspection d’autres chantiers, notamment dans la zone de Bikélé, où la délégation ministérielle a procédé à une vérification de la qualité des travaux avant de tenir une séance d’évaluation avec les entreprises adjudicataires. Face aux retards constatés, la ministre d’État s’est montrée particulièrement ferme, rappelant aux opérateurs l’importance stratégique de ces infrastructures pour le système éducatif. «C’est bien de vouloir avoir des chantiers, mais il faut avoir la sincérité de dire si vous avez la capacité réelle de construire en temps et en heure. Parce que l’Éducation nationale, ce n’est pas que des bâtiments administratifs. Derrière, il y a toute une programmation : l’affectation des élèves et celle du personnel», a-t-elle déclaré, visiblement déçue par le niveau d’avancement de certains projets. Six nouveaux établissements attendus Au total, six nouveaux établissements secondaires doivent être livrés dans les prochaines semaines dans le Grand Libreville grâce au partenariat entre l’État gabonais et l’Agence française de développement. Ces infrastructures visent à améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et le cadre de travail des enseignants, dans un contexte marqué par une forte pression démographique dans la capitale. Parallèlement, d’autres projets d’établissements scolaires modernes sont également en cours de réalisation dans la province de l’Ogooué-Maritime, notamment dans la ville de Port-Gentil, dans le cadre du même programme d’investissement destiné à renforcer les capacités d’accueil du système éducatif gabonais.