CEMAC : Teodoro Nguema Obiang Mangue dénonce des «frais illégaux» aux frontières
2026-03-16 - 15:16
Le vice-président de la Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, a récemment dénoncé des pratiques d’extorsion à la frontière de Kiosi avec le Cameroun, en violation de l’accord de libre circulation des biens et des personnes de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Alors que des ressortissants gabonais sont également nombreux à subir ces rackets, le numéro 2 équato-guinéen a annoncé des mesures immédiates pour mettre fin à ces prélèvements jugés illégaux et identifier leurs auteurs. Le vice-président de la Guinée équatoriale lors de la réunion convoquée en urgence, le 10 mars 2026. © X (ex-Twitter) Le vice-président de la République de Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, a fermement condamné, le 10 mars 2026, des pratiques de taxation illégale signalées à la frontière de Kiosi, avec le Cameroun, en contradiction avec les règles de libre circulation en vigueur dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Dans une publication sur le réseau social X, le dirigeant équato-guinéen affirme avoir été informé de prélèvements indus imposés aux voyageurs transportant des marchandises achetées à l’étranger. «J’ai reçu des informations concernant des frais illégaux perçus à la frontière de Kiosi avec le Cameroun, obligeant les citoyens à payer de prétendues taxes sur les produits achetés, alors même que notre pays fait partie de l’accord de libre circulation des biens et des personnes de la CEMAC», écrit-il. Face à la gravité de ces faits, le vice-président indique avoir convoqué en urgence plusieurs membres du gouvernement, notamment le Premier ministre, les ministres de la Sécurité, de la Défense et des Finances, ainsi que le directeur général des douanes. L’objectif, précise-t-il, est de «mettre un terme urgent à ces pratiques qui violent le cadre juridique régional et affectent directement nos citoyens». Une commission d’enquête mise en place Teodoro Nguema Obiang Mangue dénonce des comportements susceptibles de porter atteinte aux engagements régionaux de la Guinée équatoriale. «Ces pratiques sont inacceptables et doivent cesser immédiatement. Nous ne permettrons pas que des abus individuels discréditent les engagements de la Guinée équatoriale au sein de la CEMAC ni ne portent atteinte à nos citoyens et à ceux des pays voisins», a-t-il déclaré. Pour faire la lumière sur ces accusations, le vice-président a ordonné la création d’une commission d’enquête chargée d’identifier les montants perçus, les administrations impliquées et les personnes – civiles ou militaires – participant à ces pratiques. Cette commission aura pour mission d’établir les responsabilités et de recommander les sanctions appropriées. Selon Teodoro Nguema Obiang Mangue, l’objectif est de «garantir le respect de la loi et la libre circulation à notre frontière, sans extorsion ni irrégularités». L’affaire met en lumière les difficultés persistantes dans l’application effective de la libre circulation des biens et des personnes au sein de la CEMAC, pourtant consacrée par les textes communautaires afin de faciliter les échanges et la mobilité dans la sous-région.