Bourses, statut et équité : les futurs profs de l’IFETP haussent le ton face à l’ANBG
2026-03-29 - 20:22
Les étudiants de l’Institut de formation à l’enseignement technique et professionnel (IFETP, ex-ENSET) se sont rendus, le 27 mars, au siège de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG), à Oloumi. Objectif : exiger «l’harmonisation des catégories de bourses aux régimes des autres élèves fonctionnaires». Ils estiment que leur statut d’élèves-professeurs doit être reconnu à l’égal de celui des autres apprenants du service public. Les étudiants de l’IFETP en grogne, le 27 mars 2026, devant le siège de l’ANBG à Libreville. © D.R. La journée du 27 mars a été très mouvementée au siège de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG), à Oloumi, a rapporté le 28 mars le quotidien L’Union, dans sa version électronique. Les étudiants de l’Institut de formation à l’enseignement technique et professionnel (IFETP, ex-ENSET- École normale supérieure de l’enseignement technique-) y ont battu le bitume pour revendiquer un positionnement administratif aligné sur celui des étudiants de l’Institut de formation des enseignements (IFE, ex-ENS-École normale supérieure). Enseignants prochains, ils réclament d’être traités «au même titre que les étudiants de l’Institut de formation des enseignements (IFE, ex-ENS) qui bénéficient, selon eux, des allocations familiales», un avantage qu’ils estiment leur revenir de droit en tant que «professeurs» en formation, formule qu’ils brandissent pour souligner la spécificité de leur parcours face aux autres filières. Confrontée à la montée des tensions, la directrice générale de l’ANBG, Paule Elisabeth Désirée Mboumba Lassy, les a renvoyés «plutôt du côté du ministère de l’Éducation nationale qui est leur tutelle», non sans annoncer qu’«une réunion est prévue avec le Secrétaire général dudit ministère aux fins de voir ensemble les différents contours liés à leur problématique», le texte étant, selon elle, «en attente de confirmation par la tutelle». Cette réponse n’a cependant pas totalement calmé les esprits : les élèves de l’IFE ont accordé cinq jours à leur tutelle, prévenant : le cas échéant, ils observeront un mouvement d’humeur. Ils dénoncent par la même occasion «la dévalorisation du statut des élèves-professeurs», «les avis défavorables de plusieurs nouveaux entrants-écoles (Capcet-Certificat d’Aptitude Professionnelle aux métiers de l’Enseignement du Second degré- / CAPLT – (Certificat d’aptitude au professorat des lycées techniques-)», ainsi que «la lenteur dans le traitement de leurs dossiers». Autant de griefs qui nourrissent une montée de tension que les intéressés veulent voir réglée dans de meilleurs délais.