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Bassin du Congo : des jeunes femmes agripreneures en quête d’innovations agricoles à Libreville

2026-03-09 - 16:26

Libreville accueille depuis ce lundi 9 jusqu’au 13 mars 2026 l’atelier régional «Femmes & champs d’avenir dans le Bassin du Congo», une initiative de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) coorganisée par la Fondation Ma Bannière. L’événement rassemble 30 jeunes femmes agripreneures issues de six pays de la région afin de renforcer leurs compétences, partager leurs innovations et promouvoir l’autonomisation économique des femmes dans les filières agricoles durables. La Première dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, à l’ouverture de l’atelier régional, le 9 mars 2026, à Libreville. © D.R. Sous le haut parrainage de Zita Oligui Nguema, Première dame de la République gabonaise, un atelier régional intitulé «Femmes & champs d’avenir dans le Bassin du Congo» se tient du 9 au 13 mars 2026 à Libreville. L’initiative, portée par Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et coorganisée par la Fondation Ma Bannière, vise à promouvoir l’autonomisation économique des jeunes femmes engagées dans les filières agricoles durables. Durant cinq jours, 30 jeunes agripreneures issues de six pays du Bassin du Congo prennent part à cette rencontre régionale consacrée au partage d’expériences, au renforcement des compétences et à la valorisation des innovations portées par les femmes dans le secteur agricole. L’objectif est de soutenir l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneures capables de contribuer à la transformation durable des systèmes alimentaires de la région. À l’ouverture des travaux, la Première dame a salué la présence des participantes et souligné la portée de cette initiative pour l’avenir du Bassin du Congo. «Votre présence à Libreville témoigne de l’importance de cette initiative et de notre volonté commune de faire progresser l’autonomisation économique des femmes à l’échelle de notre région», a déclaré Zita Oligui Nguema. Selon elle, l’avenir de la région dépendra en grande partie de la capacité à renforcer l’engagement des femmes et de la jeunesse dans les activités économiques, notamment dans l’agriculture. Toutefois, a-t-elle rappelé, cette transformation nécessite bien plus que de la volonté. Elle suppose un accès accru à la formation, à des réseaux de collaboration et à des opportunités permettant aux femmes de structurer et de développer des projets économiques viables. «Investir dans les femmes n’est pas seulement une question d’équité. C’est un choix stratégique pour la stabilité et la prospérité de nos sociétés», a-t-elle affirmé, appelant les participantes à tirer pleinement profit de ces journées d’échanges, d’apprentissage et de construction de partenariats durables. Il faut investir dans les femmes Pour le représentant de l’OIF, Alphonse Waguena, l’organisation de cet atelier au lendemain de la Journée internationale des droits des femmes revêt une signification particulière. L’événement vise à prolonger les messages portés lors de la célébration du 8 mars en les traduisant en actions concrètes. «Célébrer les femmes ne suffit pas. Il faut investir en elles, les former, les accompagner et leur donner les moyens d’agir, de produire, d’innover et de diriger», a-t-il déclaré. Cette initiative s’inscrit également dans la continuité des engagements pris lors de la conférence ministérielle de la Francophonie tenue à Kigali en novembre 2025, qui a appelé à des mesures concrètes en faveur de l’émancipation économique des femmes, considérée comme un levier essentiel du développement durable. Cet atelier intervient dans un contexte où les femmes jouent un rôle central dans la production agricole et la sécurité alimentaire, tout en continuant de faire face à de nombreux obstacles structurels. L’accès limité aux ressources productives, aux financements, aux marchés et aux espaces de décision économique demeure un frein important à leur pleine participation au développement. Prenant également la parole, le ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy, a exprimé le souhait que ces cinq jours de travail favorisent des échanges fructueux et ouvrent de nouvelles perspectives pour l’agriculture et les systèmes alimentaires dans la région du Bassin du Congo.

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