Affaire Ogowe Siffon : les avocats dénoncent de graves violations constitutionnelles
2026-02-06 - 14:57
Les avocats de l’ancien ministre et sénateur Simon Pascal Ogowe Siffon sont montés au créneau ce vendredi 6 février 2026 pour dénoncer ce qu’ils qualifient de graves violations constitutionnelles et procédurales, à la suite de son arrestation et de sa détention. Ils pointent notamment l’atteinte à l’immunité parlementaire, la méconnaissance des compétences de la Cour des comptes et réclament sa mise en liberté provisoire, au nom du respect de l’État de droit. Les avocats de l’ancien ministre Simon Pascal Ogowe Siffon face à la presse, le 6 février 2026. © GabonReview Les avocats de l’ancien ministre Simon Pascal Ogowe Siffon, Mes Jean Paul Moubembé, Jules Obiang et Herbert Mbovia, ont dénoncé, ce vendredi 6 février 2026, devant la presse nationale et internationale, les conditions juridiques et judiciaires entourant l’arrestation et la détention de leur client, interpellé le 25 décembre 2025, en plein réveillon de Noël, en même temps que plusieurs cadres de son département ministériel. «L’arrestation simultanée d’un ministre, sénateur de la République, ainsi que de la quasi-totalité de son cabinet, pour des faits liés à la gestion ministérielle, constitue un événement sans précédent», a déclaré Me Jules Obiang, avocat au barreau du Gabon. Selon lui, une telle situation engage directement la protection des libertés individuelles, le respect des prérogatives constitutionnelles et la crédibilité même de l’État de droit. Les avocats estiment que la procédure est entachée de graves irrégularités, évoquant des violations des droits de la défense, des atteintes à la Constitution et une détention préventive juridiquement contestable, portant atteinte au principe du contradictoire et au droit à un procès équitable. Des exceptions d’inconstitutionnalité soulevées Deux exceptions d’inconstitutionnalité ont été soulevées devant la Chambre d’accusation. La première concerne la violation de l’immunité parlementaire. Élu sénateur et proclamé par la Cour constitutionnelle le 2 décembre 2025, Simon Pascal Ogowe Siffon a été arrêté sans que le Sénat ne soit saisi pour statuer sur la levée de son immunité, comme l’exige